Activités politiques

 Groupe « fonder l’avenir »,  La Vulpillière,  1070 Puidoux, Tel 021 9463439,  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Concerne : les besoins de base en cas de crise globale

Comme vous le savez, beaucoup d’entre nous, en Suisse comme ailleurs,  sont préoccupés par  l’avenir économique, social et écologique.

Si la plupart des gens sont conscients de ces enjeux, peu s’engagent dans des actions concrètes.

Combien d’entre nous, dans une Suisse qui semble pour l’instant épargnée par la crise,  réalisent notre dépendance vis-à-vis  du reste du monde, notamment en ce qui concerne l’alimentation de base et les matières premières ?  En cas d’effondrement du système financier, en très  peu de temps, nous risquerions de nous trouver dans une situation extrêmement difficile.

C’est pourquoi, nous avons fondé un groupe pour essayer activement de trouver des solutions.  Conférences et groupes d’études en constituent les fondements. Nos efforts communs sont destinés, lentement mais surement, à créer un fonctionnement alimentaire plus satisfaisant, à développer une  indépendance  énergétique, à  promouvoir l’économie locale …

Nous aimerions ouvrir un débat public  et politique concernant ces différents sujets. Ci-joint une lettre adressée au gouvernement afin de savoir quelle est leur réponse concernant la sécurité d’approvisionnement du peuple suisse en cas d’effondrement du système financier.

Nous cherchons des personnalités prêtes à s’investir pour cette campagne, tous soutiens et conseils utiles sont également les bienvenus. Merci de bien vouloir diffuser ces informations autour de vous.

En espérant avoir éveillé votre intérêt, recevez nos meilleures salutations.

 « fonder l’avenir »

 « fonder l’avenir  », La Vulpillière, 1070 Puidoux, Tel 021 9463439,  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

                                                                                                                     Proposition 04.06.2012

Questions au Conseil Fédéral et à l’Assemblée Fédérale, Bern

La Suisse est (aujourd’hui) un pays totalement dépendant des marchés financiers internationaux. En effet, nous importons plus de 50% de nos aliments, 80% de nos outils de production, 83% de notre énergie, 90% de nos biens de consommation et 95% de nos matières premières !

Dans cette situation, nous vous posons la question suivante :

« Quelle serait la sécurité de l’approvisionnement pour la population suisse, dans le cas où le système financier européen, voire mondial, s’effondrerait, partiellement ou totalement ? »

Préliminaires : Dans cette lettre nous apporterons premièrement des propositions et instigations pour prévenir, respectivement réduire les conséquences d’une crise. Deuxièmement nous expliquerons les liens économiques fragiles, lesquelles démontrent que nos doutes sont justifiées. Notre indépendance des importations est menacée. Il sera évident qu’une discussion du problème au niveau national est nécessaire. 

Voici certaines mesures pour la sécurité de la population suisse que nous considérons comme essentielles dans notre groupe « Fonder l’Avenir ».

·         Conservation et transformation des exploitations agricoles pour assurer la nourriture à partir de sources locales et durables. Augmentation de la culture des céréales, des fruits et légumes, tout en réduisant la culture du maïs (destructrice d’humus et forte consommatrice d’eau),et la surproduction de lait y associée.

 

·         Renforcement du lien entre le consommateur et l'agriculteur (agriculture de proximité ; par exemple à travers des rencontres organisés sur des fermes, des jardins scolaires, des stages dans l’agriculture).

 

·         Développement de mesures pour l'indépendance énergétique, en décentralisant et regroupant logements, emplois, écoles, lieux de santé, magasins (diminue les distances et baisse ainsi le trafic), en privilégiant les techniques de construction passive, les sources d’énergie alternatives, etc.

 

·         Promotion de l'artisanatet des petites et moyennes entreprises pour assurer les moyens de production et la consommation des biens réellement nécessaires. Développement des techniques de recyclage.

 

·         Promotion des compétences sociales dans la population, en particulier dans les écoles. Développement de largesstructures d’entraide, responsables et compétentes. Il faudra favoriser l’esprit d’ensemble et pas l’individualisme.

 

·         Créationd'argent réservée à la Banque centrale. Expérimentation et encouragement des monnaies locales non productives d’intérêts, liées à des biens « réels », par exemple le b, lesquelles pourront remplacer la monnaie (le franc suisse) lorsqu’elle s’effondre.

 

·         Organisationde la formation continue, pour tout le monde et dans tous les domaines de la vie. Les ressources humaines sont beaucoup plus importantes qu’on ne l’imagine : en fait, elles sont infinies!

 

·         Recherche et développementd'un système économique durable pour les humains et la nature.

 

·         Promotionde structures d'information indépendante set ouvertes sur l’avenir.

 

·         Nouveau système fiscal en tant qu’outil pour renforcer l’économie réelle (orientée sur l’avenir) et pour limiter l’économie spéculative dangereuse. Elimination des impôts liés au travail humain. Par contre imposer la destruction des ressources naturelles, y inclus l’humus, l’eau, l’air, les énergies fossiles et grises et imposer progressivement la propriété, notamment celle soumise à la spéculation.

 

·         Les instructeurs dans tous ces domaines peuvent être considérés comme des pionniers qui peuvent être envoyés dans des autres pays.

 

L’objectif n’est pas de s’isoler, mais d’arriver à avoir un approvisionnement de base régional sain et une réduction des transferts des biens au niveau international. Echange culturel pour assurer la paix et l’environnement devront être favorisés! Ces"mesures de sécurité" devraient être abordéesdès que possible. Ce n’est pas quand l'ennemi estdéjà dans le pays qu’il faut penser à former une armée!

Nos inquiétudes sont fondées sur les faits suivants. Ils démontrent, que notre système économique peut s’effondre dans les meilleurs délais :

·         La majorité des Etats européens sont sur endettés au point que plusieurs d’entre eux, comme la Grèce, le Portugal, l'Espagne, etc. luttent contre une banqueroute d'Etat. Les fameuses « agences de notation » déprécient la solvabilité de ces pays au jour le jour, ce qui ne fait qu’augmenter le poids des intérêts sur ces crédits. Les mesures d'économie imposées et les ventes des biens communs poussent ces pays encore plus loin sur le chemin de la récession, avec pour conséquence l’augmentation du chômage et les désordres sociaux.

 

·         L'argent des « plans de sauvetage » du début de cette année, et les flots d’argent extrêmement bon marché de la Banque Centrale Européenne vers les banques privées (500 milliards d'euros en janvier 2012 et 519 milliards d'euros en février  2012  avec 1% de taux d'intérêt (sur 3 ans)) n’atteignent que très faiblement l'économie réelle, du fait qu’il y a seulement de faibles marges bénéficiaires à en attendre. La plus grande partie va dans les marchés dits spéculatifs. De plus en plus nombreux sont ceux qui s’indignent de voir ces marchés spéculatifs s'enrichir au détriment des citoyens qui travaillent. L'écart entre ceux qui s’enrichissent et ceux qui créent de la valeur est en augmentation.

 

·         Les États-Unis eux aussi ont un endettement écrasant et sont totalement dépendants des banques privées. Même leur banque centrale est sous contrôle des privés ! La crise financière de 2008, dont l’origine est au Etats-Unis, a presque eu raison de l'économie mondiale. Le dollar se serait effondré depuis longtemps s'il n’était pas la monnaie d'échange « forcée » pour le commerce du pétrole.

 

·         Au nom de la stabilisation du franc face à l'euro, la Banque Nationale Suisse, elle aussi, pousse chaque jour des millions de CHF dans les marchés spéculatifs! On estime que ce chiffre dépasse maintenant 500 milliards de francs, soit plus de la totalité du Produit National Brut annuel de la Suisse(il est malheureusement impossible de connaître exactement ce montant, même pour le Parlement, qui a cédé tout pouvoir sur le Franc à la Banque Nationale). Ces francs, créés à partir de "rien", permettent depuis l’étranger d’acheter des biens "réels" ; la pression internationale sur l'achat de sociétés et d’objets immobiliers suisses s’est accrue. Le risque de l'inflation plane donc au-dessus de nous, avec pour conséquence des pertes énormes pour chacun d’entre-nous.

 

·         Les crédits aux banques privées constituent généralement plus de 80% de la création monétaire. Malgré d'énormes profits, ces banques sont encore, du fait de leurs activités spéculatives, au bord de la faillite. Leur sauvetage avec l'argent des contribuables est déjà une réalité quotidienne.

 

·         La lutte qui s’intensifie pour les ressources minérales et pétrolières en voie d’épuisement, en particulier entre les États-Unis, la Chine et la Russie, met de nombreux pays en difficulté. Des guerres sont initiées et menées sous le couvert de la défense des droits de l’homme. La paix mondiale, et de ce fait l'économie mondiale, courent en permanence le plus grand danger. 

 

·         A moyen terme, l'économie réelle, contrainte à la croissance économique par le système, va s'écrouler en raison du manque de matières premières; plus rapidement encore,  les marchés financiers, étant donné leur croissance (en fait celle de l’endettement) exponentielle, ne peuvent que s’effondrer.

 

·         La part de l'économie spéculative dans les mouvements financiers mondiaux se situe maintenant entre 85 et 99% (selon les sources). L'homme, la nature et l'économie réelle sont devenus les jouets des spéculateurs.

 

·         Les nouvelles, vraies ou manipulées, engendrent des fluctuations toujours plus violentes sur les marchés : des informations peuvent survenir à n'importe quel moment, « par pur hasard », et créer des mouvements de panique qui pourraient précipiter aussi l'économie réelle dans une crise grave.

 

Même side nombreux dirigeants ne peuvent ou ne veulent pas voir ces risques de façon aussi dramatique, ne devrait-onpas prendre très au sérieux la simple éventualitéd’un tel effondrement économique, partiel ou total? A la menace, peu probable, d’une guerre contre la Suisse, on répondpar une armée, que l'achatd’avions de guerre rend encore plus coûteuse ; mais pour faire face à une telle menace, des mesures assurant l'approvisionnement de la population devraient également être prises.

« Fonder l’Avenir »